La BatYsse ?



Dans la continuité de la mise en place du projet commun de réouverture des portes de la Maison Gaston-Baty autour des arts de la marionnette, mené conjointement par la Mairie et L’Ateuchus, il nous a semblé pertinent, afin de le rendre clairement identifiable à Pélussin et au-delà, de lui trouver un nom qui permettrait de faire cohabiter toute l’ampleur de la diversité de ce projet et la spécificité de son lieu originel.

 
Dans cet esprit, nous nous sommes proposés de nommer cet endroit porteur du projet :
La BatYsse.
 

Pourquoi La BatYsse ?
Comme le proclame l’acte de naissance de La Chimère (première troupe fondée par Baty) :
 La Chimère n’est pas une affaire mais une œuvre.
Là aussi nous nous inscrivons dans la lignée de Baty car dans notre projet commun de faire revivre la Maison Baty autour des arts de la marionnette c’est bien de cela dont il s’agit : Faire œuvre.

Et pour ce faire, nous ne voudrions pas que l’appellation Maison Gaston-Baty puisse être mise sur le même plan, ne serait-ce que par association d’idée, que la Maison Borniol ou toute autre affaire.

Plus que le sanctuaire d’un grand homme, la Maison Gaston-Baty telle que nous l’envisageons sera bien un lieu, un outil, qui doit permettre à des artistes d’aujourd’hui de travailler, d’échanger, de partager avec d’autres citoyens leurs visions d’un monde présent.

Autrement dit, il s’agit bien là de faire revivre le lieu mais aussi, entre ces murs, l’esprit même qui a pu animer Baty en son temps lorsque jeune metteur en scène, bien que nourri par le travail de ses ainés, il osait remettre ce travail sur sa planche (ou plutôt ses planches) pour le faire aller avec son temps.
L’idée n’est, non pas de renommer la Maison Baty qui restera le lieu géographique, mais de donner un nom au lieu physique et symbolique porteur de ce projet autour des arts de la marionnette qui s’épanouira dans, autour, et au delà de la Maison Baty.
Ainsi La BatYsse sera le nom de cet endroit porteur du projet.
En effet, fondre l’homme dans le lieu nous a semblé une façon pertinente de célébrer  ces murs, non seulement comme ceux entre lesquels l’humain Baty naquit vécu et mourut, mais aussi comme l’espace de travail ouvert grâce aux théories de l’homme de théâtre. Celles-ci s’incarnent aujourd’hui dans une architecture sur laquelle nous, marionnettistes contemporains, pouvons nous appuyer pour continuer à bâtir notre art et le partager.
Ainsi La BatYsse n’est pas seulement une maison mais une construction chimérique, réunissant l’homme et le lieu en un même mot, un mot qui pourra entre ses lettres héberger nos rêves sans que l’on ait la sensation d’être chez quelqu’un d’autre, un mot sur lequel nous pourrons chevaucher libres de tout semblant de marque de fabrique dans l’esprit même de la Chimère dont Baty se revendiquait l’un des compagnons.
Faire revivre la Maison Baty c’est aussi la rêver autrement, et c’est ce que nous faisons là.
Nous nous proposons au fil du temps des événements de décliner ce mot-maison, ce mot-chimère :
Les Invités de la BatYsse (pour le temps fort de juillet), les Rendez-vous de la BatYsse (pour l’invitation ponctuelle à venir échanger de façon informelles sur la marionnette), les Rencontres de la BatYsse (conférences, discussions), ou encore Les Sons de la BatYsse, les Expositions de la BatYsse, etc…
Et une fois encore, comme nous le proclamons depuis l’amorce de ce projet, si vous êtes les Invités de La BatYsse, vous en êtes aussi les partenaires.

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Ci-dessous Gabriel Hermand-Priquet, co-directeur artistique de la BatYsse, explique le projet à Philippe Bertrand dans le cadre de l'émission Carnet de campagne sur France Inter